La déprime prénatale, le calvaire de ma grossesse

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Coucou tout le monde!

Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit d’article en bonne et due forme! J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d’année et que vous avez bien profité de vos familles et de vos amis 🙂

Aujourd’hui, j’ai eu besoin d’aborder avec vous un sujet qui me touche depuis le début de ma grossesse. J’ai longtemps hésité à en parler mais je me dis finalement qu’il est important que d’autres femmes sachent ce qui peut se passer pendant une grossesse ou que nous échangions sur le sujet si vous aussi vous avez vécu la même expérience, tout comme lorsque je vous avais parlé de mon burn out maternel.

Vous avez sûrement remarqué que je suis restée très discrète sur ma grossesse, qui a démarré l’été dernier, ne partageant que quelques bribes en story Instagram et l’unique vidéo sur mon premier trimestre. La raison est que je fais de la déprime prénatale depuis le début. Cela m’empêche de profiter pleinement de ma grossesse et a longtemps nuit à mon moral. J’en ai beaucoup souffert tout au long des deux premiers trimestres et maintenant que j’ai entamé le troisième, je fais mon possible pour empêcher cette déprime prénatale de prendre le dessus. Ce n’est que maintenant que je me sens prête à vous en parler d’ailleurs car je sens que je commence à aller mieux!

Si vous n’avez jamais connu cet état lors de votre grossesse ou car vous n’avez pas encore d’enfants, je vais vous expliquer un peu plus en détail ce que je vis.

La déprime prénatale, un cas qui peut toucher jusqu’à 18% des femmes enceintes (*source Naître et grandir)

Quels sont les symptômes de la déprime prénatale?

La déprime prénatale peut résulter de plusieurs facteurs :

-la fatigue

-le stress

-les hormones

-l’anxiété

-les troubles du sommeil

Elle se traduit par une perte d’enthousiasme pour toute activité, une tristesse constante, un moral qui n’arrive pas à remonter et une baisse/perte de libido. On se sent coupable de notre état d’esprit et on en perd encore plus le sommeil, à force de ruminer nos pensées. On peut perdre l’appétit ou bien dévorer plus qu’à l’habitude suivant notre moral, on a du mal à se concentrer et l’on manque cruellement d’énergie. Une déprime plus intense peut également mener à des pensées sombres, c’est pourquoi il est important d’en parler autour de vous dès que vous sentez que votre moral n’est pas au beau fixe. Que ce soit à votre compagnon, à votre famille, à votre sage-femme ou votre médecin traitant, prenez le temps de trouver une personne qui saura vous écouter et vous conseiller pour vous aider à remonter la pente.

Mon expérience lors de cette deuxième grossesse

De nombreuses femmes vivent une grossesse merveilleuse et vous en chanteront les louanges pendant des heures. C’est d’ailleurs une grande majorité d’entre elles. Elles apprécient chaque moment de cette aventure et vous diront à quel point être enceinte vous plonge dans un état de pur bonheur. Je les envie.

Lors de ma première grossesse, seuls les trois premiers mois avaient été difficiles. À l’époque j’avais eu beaucoup de nausées et de vomissements mais ils étaient passés après le premier trimestre et j’avais pu profiter de ma grossesse avec un état d’esprit assez serein.

Pour cette deuxième grossesse j’ai de nouveau eu des nausées à partir du deuxième mois qui, cette fois-ci, se sont éternisées jusqu’à plus de 5 mois. Ajoutez à cela des vomissements (évidemment) ainsi qu’une fatigue constante et vraiment intense jusqu’à la fin du deuxième trimestre. Ces facteurs ainsi que le stress excessif et continu que je devais subir au travail, plus les hormones ont complètement miné mon moral…

J’ai passé beaucoup de temps à pleurer pour tout et n’importe quoi, voire même sans raison particulière, jusque parce que je me sentais triste à mourir ; à voir les choses du mauvais côté, à remettre en question cette grossesse dont j’avais pourtant très envie et surtout à la supporter de plus en plus mal. Je n’avais que très peu de motivation pour mes projets, la plupart du temps j’avais simplement envie de passer ma journée sous la couette loin de tout. Et pour les envies coquines, autant vous dire qu’elles n’étaient que furtives… Ma libido a clairement chuté en flèche! Je me sentais de plus en plus éloignée de mon mari même s’il fait son possible pour m’accompagner.

Je culpabilise pas mal de ne pas me sentir bien dans mon corps et dans ma tête à un moment où je devrais au contraire être heureuse. Pourtant, d’un autre côté, dès que des maux de grossesse ou des douleurs liées au poids de mon ventre apparaissent, je me laisse emporter par mes émotions négatives. C’est un cercle vicieux dont j’ai du mal à me sortir mais j’ai pris la décision pour cette nouvelle année de faire mon possible pour changer mon état d’esprit. Le yoga, accompagné de méditations sur la grossesse me font voir les choses sous un angle plus positif. Je persévère donc dans ces pratiques de mon mieux pour voir le bout du tunnel 🙂

Ce qui est plus qu’important, c’est de trouver la bonne personne à qui vous confier. Pour ma part, ma sage-femme a mis du temps avant de comprendre ce que je vivais, mais désormais elle me soutient à fond et c’est un soulagement de savoir qu’elle est à mon écoute. Si vous aussi vous traversez un tel tourment lors de votre grossesse, surtout, SURTOUT, parlez-en!! Ne restez pas dans votre coin car vous aurez plus de difficultés à renouer avec un état d’esprit positif. Faites également de votre mieux pour vous tenir à une activité qui vous donne de la joie et de la pratiquer autant que possible et vous prendrez ainsi le chemin du sourire à nouveau! C’est ce que je m’exerce à faire et cela fait chaque jour une différence 🙂

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires ou à m’envoyer un mail si vous avez besoin de parler et d’échanger à ce sujet, je suis également à votre écoute 🙂 Et partagez cet article autour de vous, si vous pensez qu’il peut être utile à d’autres femmes!

Je vous souhaite une belle semaine et je vous dis à bientôt,

Héloïse

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4 réflexions sur “La déprime prénatale, le calvaire de ma grossesse

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